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Les rencontres PHOT'AIX | Archives
Regards Croisés et Les Parcours

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Musée des Tapisseries


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Jorge OTERO présente EPIDERMIS | en regard avec | BAGATELLES d'Alice LEMARIN
Otero
Jorge Otero
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Alice Lemarin

Epidermis de Jorge Otero: "Des photographies prises durant le temps que dure le discours face au modèle, lequel lui permet de se définir.Plus le modèle se précise au moyen de la parole, plus vague sera son image.
A partir de la création d'archétypes, mon travail aborde le corps comme territoire d'expression de l'individu jeune. Le corps est comme un espace dans lequel vont s'exprimer la frivolité, le superficiel, l'indolence, celles-ci devenant alors des caractéristiques essentielles.
A partir de l'univers du virtuel, et de la photographie comme support, j'articule ma proposition artistique en résonnance peut-être avec la méta réalité véhiculée par les pages de magasines ou des écrans de télévision."

Bagatelle de Alice Lemarin: "Les photographies de la série Bagatelles présentent la figure féminine sous divers détails poétiques et utopiques. C'est à travers un instantané du mouvement, celui d'un corps, d'un tissu, d'une mèche de cheveux, que sont saisis la douceur, la délicatesse, la féminité. La lumière joue un rôle considérable, elle permet des jeux d'ombres et des ambiances singulières. La photographie permet ici de suggérer un corps, une identité, une scène pour laisser au spectateur sa propre interprétation. Il ne suffit plus de regarder une image, il faut aussi rêver."

Adonis FLORES présente CAMOUFLAGES | en regard avec | SOUS LA LAMPE de Jean-Bastien LAGRANGE
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Adonis Flores
Lagrange
Jean-Bastien Lagrange

Dans la série Camouflage, Adonis flores "présente des personnages dans des situations ordinaires de la vie quotidienne. Il y questionne la condition humaine avec des thèmes comme la fragilité, la violence, l'insécurité, le pouvoir, l'irrationnel et la mort. Son œuvre s'inspire du contexte cubain sous Fidel Castro, de son expérience comme soldat en Angola en 1989 durant son service militaire, mais s'intègre aussi dans une perspective plus globale.
Ces attitudes proches du jeu et l'humour ont été sa façon de montrer les facettes innombrables du soldat à partir de l'homme ordinaire."

Sous la lampe, Jean-Bastien Lagrange: "Un collectionneur est prêt à tout pour satisfaire sa marotte. Il est animé par cette pulsion irrépressible, cet appétit insatiable d'acquisition qui régit son existence.
Quel que soit le type de collection, chaque objet a un sens particulier pour son possesseur sans rapport avec sa rareté ou sa valeur marchande. Il est le prolongement de la personne du collectionneur qui cherche en permanence à compléter sa collection d'éléments nouveaux.
Son comportement devient dangereux lorsque l'aspect passionnel prend le dessus, et que le collectionneur perd toute notion de réalité, prêt à tout pour obtenir une nouvelle pièce : manœuvre frauduleuse, vol, meurtre,…
Le collectionneur ayant ainsi dérapé se retrouve "sous la lampe". Dans un interrogatoire mis en scène, il doit alors rendre des comptes, s'expliquer sur les motivations profondes qui l'ont poussé à transgresser les règles pour acquérir la pièce maîtresse de sa collection. (...)"

Adrian MILANES présente ETRE OU PARAITRE | en regard avec | ISOLATO de Nathalie HUBERT

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Adrian Milanes
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Nathalie Hubert

Etre ou Paraître de Adrian Milanes :"Nous ne serions rien sans attributs, ou bien assez méconnaissables. Les objets sont, au-delà de leur caractère fonctionnel, des attributs symboliques qui expriment une identité, qui nous différencient les uns des autres ce qui légitime notre condition d'être, notre statut social et bien sûr notre pouvoir.
Je porte mon attention sur l'univers matériel lié à la maison, à la décoration qui environne la vie de l'homme contemporain. Je m'appuie sur les objets quotidiens, qui à la manière d'une couverture ou d'une peau, définissent des goûts, des idéologies, la classe sociale, ou du moins leurs apparences. J'établis une relation qui permet d'accéder à l'espace personnel de l'individu qui les possède et qui les vit, en commençant ainsi un dialogue sur les schémas culturels hérités ou assimilés qui modulent l'identité de l'être humain dans un contexte social déterminé."

Isolato de Nathalie Hubert: "Cette série de diptyques intitulée « Isolato » évoque l'idée d'enfermement et de solitude. Il s'agit à chaque fois de rassembler un corps féminin et un objet, un paysage ou un animal.
Chaque corps est voilé, dissimulé, il se devine dans la pénombre, s'efface derrière des tissus ou se détourne du spectateur. Les visages sont toujours absents. Seuls quelques éléments laissent deviner un corps féminin, mais toujours éteint, anéanti, frustré. Ils sont souvent au sol ou « dos au mur », se laissent tomber, anonymement. Dans un dernier mouvement suggéré, certains corps tentent encore de résister, d'exister. Mais en vain. Tous évoquent un repli sur soi, volontaire ou involontaire.
Dans la continuité de ces corps se trouvent la deuxième image. On y lit des paysages vides, cernés de noir, des animaux prisonniers, des plantes décrépies ou des objets abandonnés. Comme un écho à la première image, la deuxième suggère une décrépitude, une séparation, une résignation. (...)"

René PENAS présente LA HAVANA 1957 | en regard avec | LA CLOTURE de Virginie PLAUCHUT
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René Penas
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Virginie Plauchut

La Havanna 1957 de René Penas: "Avec mes photographies, je ne prétends rien expliquer sur moi-même. Ce ne sont pas des autoportraits. J'utilise mon corps comme un support de mes élucubrations sur la société. L'individu en soi ne m'intéresse pas. Personne ne devrait se sentir aussi important au point d'être le centre de quelque chose. Ces attitudes peuvent générer un certain type de monstres. Mes propos ne concernent pas l'individu mais la société.
J'essaie d'éviter dans mes photos des gestes dramatiques et sentimentaux qui provoqueraient un quelconque type de relation personnelle avec le lecteur.
Le thème central de mes séries photographiques est la relation qui s'établit entre les individus et les institutions (famille, éducation, partis politiques, religion…). Je suis aussi très attentif à la contradiction qui naît quand on s'efforce de conserver notre personnalité tout en luttant avec notre condition d'être social.
Je considère aussi que la photographie est un outil jouant parfois en faveur de causes justes, parfois en faveur du mensonge, et toujours producteur de nostalgies."

La Clôture de Virginie Plauchut: "Dans la continuité de certaines réalisations photographiques sur l'humain, j'ai entrepris plusieurs retraites au sein d'un monastère cistercien, communauté religieuse isolée, où pour se consacrer pleinement à Dieu, les moniales s'isolent du monde, derrière ce qu'elles nomment « la Clôture ».(...)
Une retraite spirituelle, c'est une façon de suspendre le temps, de partir à la recherche de soi, de se soustraire au quotidien. Le contexte dans lequel est bercée l'âme est propice aux questionnements, aux réflexions, à l'introspection. On explore le silence et la solitude.
J'ai adopté la méthode de la photographie documentaire. Il s'agit moins de témoigner que d'esquisser les contours qui se jouent ici entre dépassement physique de soi et recherche spirituelle. Une démarche, une expérience personnelle qui s'appuient sur l'envie de comprendre, de partager, de photographier ces lieux silencieux, saisir en couleurs ce cheminement intérieur.
Cette série photographique n'est pas calquée sur la chronologie des retraites successives, mais sur ma progression dans ce voyage spirituel, à la découverte de ce mystère caché derrière les portes des monastères, bien loin de ce monde superficiel où le besoin de spiritualité n'a jamais été aussi fort."

Aimée GARCIA (sans titre) | en regard avec | ICI ET AILLEURS d'Andréa GRAZIOSI
Garcia
Aimée Garcia
Graziosi
Andréa Graziosi

Série (sans titre) de Aimée Garcia:"Aimée Garcia s'est d'abord fait remarquer par son travail dans la peinture. Elle a ensuite exploré des installations et récemment la photographie, sans s'écarter de son intérêt premier : revoir l'image de la femme dans l'art et la religion, le rôle qui lui est attribué au quotidien (y compris dans les représentations de l'imaginaire collectif) de façon à les démonter dans son oeuvre.
Passant d'un medium à un autre, Aimée compose avec des éléments de discours de l'un et de l'autre, et dans son travail photographique, insiste sur les potentialités communes, et non les divergences, entre la peinture et la photographie.
La figure féminine, le plus souvent autoportrait de l'artiste, se présente dans une attitude contemplative, associée à des objets qui, dans le contexte, revêtent une portée symbolique (un livre, un animal…), parfois d'auto contemplation (face à un miroir ou au spectateur). L'ensemble n'est pas dénué de connotations éthiques et psychologiques. " (D'après le texte de Ibis Hernández Abascal, La Habana, octubre del 2004)

Ici et Ailleurs de Andréa Graziosi est « un travail sur l'absence, sur un vide existentiel » dit l'auteur.
"À travers cette mosaïque de portraits, Andrea Graziosi scrute les fragments mélancoliques de l'être. Il sonde les limites du conscient et de l'inconscient et intronise des traces du sacré dans le profane(...).
Le choix des teintes ainsi que l'agencement du clair-obscur sous-tend à transformer les postures lascives des silhouettes en une pantomime dramaturgique, les transposant subtilement en icônes religieuses du XXème siècle. Celle-ci ne semble fournir qu'un avatar désincarné de l'être, ce qui rend d'autant plus difficile la clé d'accès au mystère.
Ici Ailleurs est une série d'images qui reflète nos états d'âmes, brise la frontière de l'intime transcendé en sacré et livre nos états spleenétiques les plus voilés.
Et si toute sortie de l'Ici n'était qu'une porte d'entrée vers l'Ailleurs ? Un ailleurs, quelque part, dans un hors-champ et dont la porte ne pourrait être ouverte que dans un infranchissable ici ?"

 

les Parcours 2012


carte des parcours
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photographes-selectionnes



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Lundi 8 octobre 2012
18h: Vernissage des Festivals Invités
Photomenton
Ouverture le Vertmeilleux Festival de Cailhau
au Lycée Vauvenargues

Mercredi 10 octobre 2012
18h: Vernissage "Cuba Sí" à la galerie de la SEMEPA

Jeudi 18 octobre 2012
17h-18h: Parcours "Faux semblant" commenté
18h-19h30: Conférence à l'IEP d'Aix, La mode: Un faux semblant

Samedi 20 octobre 2012
10h30-11h30: Parcours "Faux semblant" commenté
15h-18h: lectures de portfolios au musée des Tapisseries

Jeudi 25 octobre 2012
17h-18h: Parcours "La photographie alternative" commenté
18h-19h30: Conférence à l'IEP d'Aix: Les techniques photographiques

Samedi 27 octobre 2012
10h30-12h: Parcours "La photographie alternative" commenté

Samedi 03 novembre 2012
10h-12h: Parcours "Sélections Fontaine Obscure" commenté

Mardi 13 novembre 2012
17h-19h: Parcours "Sélections Fontaine Obscure" commenté

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