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phot'aix 2018


Regards Croisés   AUTRICHE - FRANCE



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Du 04 octobre au 31 décembre 2018
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Regards Croisés accueille cette année l'AUTRICHE, à Aix-en-Provence.
Les photographes autrichiens invités sont sélectionés :
Michaela BRUCKMULLER, Michael MICHLMAYR, Werner SCHUSTER, Helmut STEINECKER et Hans WETZELSDORFER, en partenariat avec l'association FLUSS.

Depuis 18 ans, PHOT'AIX, Festival de Photographie, organisé à Aix-en-Provence par la Fontaine Obscure s'attache à relever un double défi :

  • Promouvoir la photographie contemporaine en favorisant les échanges entre artistes français et étrangers dans le cadre de l'exposition internationale Regards Croisés
  • Faire descendre la photographie dans la rue et favoriser l'émergence de nouveaux talents, en organisant Les Parcours photographiques thématiques à Aix-en-Provence et dans le Pays d'Aix.

Communiqué de presse t


Michaela BRUCKMÜLLER - "Danse macabre et Oiseau noir"........en regard avec ..............Bénédicte HANOT - "Nature vivante"


Michaela Bruckmueller

Bénédicte HANOT

Le titre de la série donne d'emblée le ton. Ces portraits de plantes, long travelling de l'éclosion de la fleur à son dessèchement illustrent à merveille les antagonismes de notions comme naissance/décomposition, apparition/disparition. Ces images fonctionnent en métaphore de la vie et se rattache à la tradition picturale des Vanités.
    Les paroissiennes mélancoliques, ainsi représentées hors contexte sur un fond noir, le même qui ensevelit les fleurs, semblent en porter la perte irrémédiable. Le sentiment de la mort traverse le travail de Michaela Bruckmüller.



Les images de Bénédicte Hanot, à l'instar de la série des Danses Macabres, traitent de la vie et de la mort. Elles se rapprochent de la tradition artistique chrétienne du Memento Mori, genre pictural mettant en scène la vanité de la vie terrestre en mobilisant l'émotion que produit la beauté.
    Bénédicte Hanot crée le paradoxe en traitant le thème de la mort par des images d'une esthétique apaisée qui tente de gommer toute morbidité. Le sujet se rapproche certes des Danses Macabres, mais par une variation déterminante, le refus du sens tragique du projet du photographe fait pencher ses images du côté de la vie.

Michael MICHLMAYR - "Espace de temps" ..........................en regard avec ........................Gérard STARON - "Faux-Semblants"


Michlmayr Michael


Gérard STARON
Michael Michlmayr manifeste un intérêt pour le cinéma et la notion de temps qu'il véhicule. A l'opposé de la photographie qui fixe le réel dans une sorte d'intemporalité, ses images, assemblages de plusieurs en une seule, fonctionnent comme un petit film immobile.
    Les compositions de Michlmayr se présentent comme la frontière entre cinéma et photographie et questionnent cette dernière sur sa relation au temps.


Ce photographe partage avec Michael Mychlmayr le projet de représenter le temps par la photographie. Mais alors que le second en tente une représentation objective par l'image, Gérard Staron en donne une vision subjective, affective, teintée de nostalgie.
    Le temps, c'est la dimension première de l'existence humaine comme semble le matérialiser l'installation. C'est celui de l'oubli, de l'inquiétude de la brièveté de la vie et certainement, l'image de l'irréparable.

Werner SCHUSTER - "X-Ray".......................................en regard avec ................................... Muhanad BAAS - "Botanix"


Schuster Werner

Muhanad BAAS

La rencontre du photographe avec un appareil de radiographie médicale en 2002 est déterminante dans son projet artistique. Elle le convainc d'utiliser cette technologie dans son exploration du réel. Il s'essaie à radiographier divers objets et compose son premier portfolio: X-FRUITS.
    Werner Shuster produit des images en important directement les radiographies sur Photoshop, qu'il combine, grâce à cet outil, à d'autres photographies prises à l'aide d'une chambre et numérisées. Une pratique qui lui permet de représenter le réel de manière personnelle à travers le filtre d'une technologie originale.


De par sa formation le photographe Muhanad Baas partage avec son vis à vis la curiosité de voir le monde des objets à travers le prisme de l'outil radiologique, l'imagerie médicale révélant une autre perception du réel.
    Leur parenté s'arrête là. Le projet de la série Botanix revendique de porter un regard épuré, monochrome sur le monde végétal pour en exhaler sa beauté. Apparaissent les planches d'un herbier aux dessins limpides et cristallins.
    Aux lisières de l'ascétisme, le projet du photographe privilégie une approche esthétique plutôt que conceptuelle.

Helmut STEINECKER - "Serpentes"...................................en regard avec   .....................Philippe DU CREST - "Neverland"


Steinecker Helmut


Philippe du CREST
Helmut Steinecker photographie des lieux publics en nous assurant qu'il ne faut pas y voir un choix personnel. Ses images se distinguent plutôt par la banalité, l'impersonnalité qui les caractérisent. En cela, elles trouvent leur inspiration dans les textes de Marc Augé, anthropologue des mondes contemporains, comme il s'est défini lui-même.
    Selon la définition que donne Marc Augé de la notion de non-lieu, les images de Steinecker représenteraient des espaces interchangeables où l'homme reste anonyme, où il ne vit pas et entretient avec eux une relation de consommation.


Quel monde étrange que le site de ces Plages du Prado, dont le photographes montre les  paysages surréalistes.  L'absence d'humains résonne bruyamment comme dans les images de Helmut Steinecker. Passage obligé en été, il est rendu à son néant et à son étrangeté en d'autres saisons.
    Les images s'ingénient à montrer des aménagements témoins d'une fréquentation passée. La foule a déserté momentanément ces espaces de sable qui ont pourtant été un lieu de vie et de socialisation humaine.
    Ce projet d'inventaire d'installations et d'objets très connotés mais incongrus ne témoignent pas des formes d'un non-lieu mais plutôt de l'état d'un lieu lorsque sa vocation humaine l'a abandonné.

Hans WETZELSDORFER - "Intériorisation de la lumière"................en regard avec .........................Michel KIRCH - "Inner light"


Wetzelsdorfer Hans


Michel KIRCH

Plusieurs personnes se retrouvent dans un paysage ou un espace public, tournant le dos à l'objectif. Elles paraissent anonymes car leurs visages et leurs regards sont invisibles. Elles sont éclairées par la même auréole lumineuse au dessus de leur tête, sorte de nimbe protecteur.
    Leur position décontractée peut s'interpréter comme l'effet d'une réflexion empreinte de sérénité, les yeux peut-être fermés. C'est le pari du photographe. Ses personnages regardent l'avenir éclairé d'un halo de lumière poétique. Une manière optimiste d'être au monde.

Dans cette série, la recherche de la lumière semble le souci premier de l'homme. Prisonnier d'un monde sombre aux arcanes impénétrables, soumis à un ténébreux destin, la rencontre amoureuse atténue sa solitude.  Et une clarté inonde du fait d'être deux.
    Sinon, pressé de la rejoindre, l'homme de Michel Kirch, peut être touché par une lumière venant de l'extérieur et qui ressemble à s'y méprendre à la grâce, ou à la poésie.


Jeudi 4 octobre

17h30 : présentation des photographes au cours d’une conférence-débat animé par Alain Marsaud, salle Armand Lunel, Cité du Livre
19h : Vernissage, Galerie ZOLA - Cité du livre, 8 rue des Allumettes.

Samedi 6 octobre
9h-12h30 & 14h30-16h30 : Lecture de Portfolio , à la Cité du Livre.


Contacts pour Regards Croisés :
Coordination : Carole Isbérie et Marc Célérier
Communication et partenariat : Bénédicte Hanot

la Fontaine Obscure - Espace Photographique Galerie, 24 av. Henri Poncet, 13090 Aix-en-Provence | copyright © Fontaine Obscure - Tous droits réservés.